samedi 28 septembre 2024

39-1-Ceci est mon histoire.

 

1-Ceci est mon histoire.


Pas celle des autres, pas celle qu’on embellit, pas celle qu’on arrange pour plaire. Juste la mienne, telle que je l’ai vécue et ressentie.

Je suis dyslexique. J’ai toujours eu du mal avec l’écriture et l’orthographe. J’essaie de faire au mieux, mais ce n’est pas facile pour moi. Pourtant, j’avais besoin de raconter ma vie, coûte que coûte.

On parle beaucoup aujourd’hui d’intelligence artificielle. On dit que c’est pour aider les gens. Moi, j’ai plutôt l’impression que c’est surtout pour l’argent et la puissance. Pas vraiment pour les gens comme moi, qu’on a longtemps regardés de haut.

Je suis né en 1945, dans un contexte de guerre, de chaos et de souffrance. Ma mère a peut-être été violée par un soldat américain. Je dis “peut-être”, car toute ma vie j’ai porté ce doute, cette ombre, ce poids silencieux.

Ma vie n’a pas commencé dans la douceur. Dès le départ, j’ai dû me battre pour exister, pour être reconnu, pour être entendu. Rien ne m’a jamais été offert facilement.

Ce récit n’est pas une morale, ni une plainte, ni une accusation.
C’est simplement mon chemin de vie, avec ses blessures, ses chutes, mais aussi ses moments de lumière.

L’événement de janvier 1945.

En janvier 1945, la guerre était encore bien présente. Même si Paris avait été en partie épargnée, on sentait partout la peur, la méfiance et la fatigue des habitants.

Ma mère, Suzanne, vivait alors provisoirement chez sa propre mère, Henriette, à Bry-sur-Marne, en attendant un logement HLM.

Un jour glacial, elle partit porter le déjeuner à mon père Gilbert, qui travaillait comme sellier rue du Faubourg-Saint-Antoine. Après le lui avoir remis, elle reprit le chemin du retour par une petite rue isolée qu’elle connaissait bien.

C’est là que tout bascula.

Un soldat surgit. Elle eut peur immédiatement. Elle tenta de résister, mais il était bien trop fort. Elle se débattit, puis perdit connaissance sous la violence de l’attaque.

Quand elle reprit ses esprits, l’homme avait disparu. Des passants arrivèrent trop tard. Elle était bouleversée, humiliée, brisée intérieurement, mais elle ne trouva pas la force d’en parler.

Rentrée chez sa mère, elle se lava longuement, cherchant à effacer ce qui venait de se passer — sans savoir que cette journée allait changer toute sa vie… et la mienne.

La découverte de sa grossesse.

Quelques mois plus tard, ma mère sentit que son corps changeait. Elle ne comprenait pas tout de suite ce qui lui arrivait.

Elle pensa d’abord à une nouvelle grossesse avec Gilbert. Le viol, elle l’avait enfoui au plus profond d’elle-même, comme si l’oublier pouvait le faire disparaître.

Quand elle en parla à mon père, la réaction fut brutale.

Gilbert était furieux, perdu, blessé dans son orgueil d’homme. Quand il comprit que cet enfant pouvait être celui d’un viol, il s’écria :

« Je ne veux pas de ce truc dans ton ventre. »

Malgré tout, il ne put empêcher ma venue au monde.

Mon arrivée dans ce monde

Moi, dans ce ventre meurtri, je ne savais rien de tout cela. J’étais simplement un enfant qui grandissait, protégé par ce cocon chaud et rassurant.

Mais en naissant, je suis passé d’un univers doux et feutré à un monde dur, bruyant et parfois cruel.

Et très vite, ma vie avec mes parents fut bien plus difficile que ce que j’avais connu avant ma naissance.

2 — Mes origines

Cette vie qui est la mienne

L’origine du nom “Monnéry”

Mon nom, Monnéry, vient très probablement du mot “Monnerie”, qui désignait autrefois un moulin ou une petite ferme où vivait un meunier.

Cela signifie que l’un de mes ancêtres était sans doute :

·         soit meunier,

·         soit habitant d’un lieu appelé La Monnerie.

Au Moyen Âge, beaucoup de noms de famille venaient ainsi des lieux ou des métiers : c’est le cas du mien.

Mon berceau familial

Le nom Monnéry est surtout présent dans le département du Rhône, autour de Villefranche-sur-Saône.

Mes propres ancêtres viennent notamment de :

·         Claveisolles,

·         Lyon,

·         Grenoble (d’où était mon arrière-grand-mère Marie Monnéry).

Tout cela confirme que mes racines sont bien dans cette région lyonnaise.

La dyslexie — un mal familial

Je suis dyslexique.

Cela m’a accompagné toute ma vie :

·         difficultés pour lire,

·         pour écrire sans fautes,

·         pour retenir des chiffres,

·         pour faire des dictées ou des calculs.

Autrefois, personne ne comprenait vraiment ce que c’était. On disait simplement : “il est mauvais à l’école”.

Aujourd’hui, au 21ᵉ siècle, j’ai la chance d’avoir des outils formidables :

·         correcteur d’orthographe,

·         calculatrice,

·         traducteurs,

·         aide informatique.

Ces outils m’aident à continuer à écrire mon histoire.

Un temps de ma vie

Ma vie a été un chemin accidenté.
Chaque année passe vite, parfois trop vite.
J’avance, je tombe, je me relève, j’écris — et je continue.

Ce que je pense des religions

Je le dis franchement, sans détour :
les religions ont causé beaucoup trop de souffrances, de guerres et de morts dans l’histoire du monde.

Pour moi, la vie est avant tout biologique et naturelle :

·         un homme féconde une femme,

·         un enfant naît neuf mois plus tard,

·         et un jour chacun retourne au néant.

Je suis né le 20 septembre 1945.
Un jour je partirai dans le noir — et il restera mes écrits, même imparfaits.

Je signe cela en mon nom :

 

Lucien Monnéry

Côté père / Côté mère — ma lignée

Je possède des actes et des documents qui attestent de mes origines.

Parmi mes proches :

·         Mon fils Didier, décédé le 23 août 2018.

·         Plusieurs frères et sœurs, avec des vies souvent marquées par des divorces et des drames.

Ma famille a connu beaucoup de séparations, de conflits et de blessures.

Mes arrière-grands-parents

·         Marie-Louise Monnéry (1883 – 1971)

·         Gilbert-Marie Monnéry (1904 – 1971)

Autres ancêtres :

·         Eugène-Henri Delahaye (né en 1859)

·         Victorine-Augustine Lacroix (née en 1869)

·         Henriette Augustine Delahaye (1893 – 1976, Drancy)

 

L’histoire de mon grand-père Luppu (Louis)

Mon grand-père était commis boucher.
Il a failli être expulsé de France après un conflit avec la police.

Grâce à son frère, il a pu travailler dans l’usine Jacob-Delafon et éviter l’expulsion, mais sa vie familiale a été très compliquée.

De son union sont nés quatre enfants :

·         Georges (1921)

·         Suzanne — ma mère (1923)

·         Raymonde (1924)

·         Jean-Marcel-Lucien (1926)

En 1931, un jugement a retiré sa paternité officielle.

Phrase finale que tu peux garder pour conclure la page :

“Si vous n’avez pas tout compris, je mettrai des paroles sur les actes dans les pages suivantes.”

Ce que je pense des religions

Je le dis franchement, sans détour :
les religions ont causé énormément de souffrances, de guerres et de morts dans l’histoire du monde.

Pour moi, la vie est avant tout biologique et naturelle :

·         un homme féconde une femme,

·         un enfant naît neuf mois plus tard,

·         et un jour chacun retourne au néant.

Je suis né le 20 septembre 1945.
Un jour je partirai dans le noir — et il restera mes écrits, même imparfaits.

Je signe cela en mon nom :

Lucien Monnéry

Côté père / Côté mère — ma lignée

Je possède des actes et des documents qui attestent de mes origines.

Parmi mes proches :

·         Mon fils Didier, décédé le 23 août 2018.

·         Plusieurs frères et sœurs, avec des vies souvent marquées par des divorces et des drames.

Ma famille a connu beaucoup de séparations, de conflits et de blessures.

Mes arrière-grands-parents

·         Marie-Louise Monnéry (13 juillet 1883 – 27 octobre 1971)

·         Gilbert-Marie Monnéry (20 mai 1904 – 18 octobre 1971)

Autres ancêtres :

·         Eugène-Henri Delahaye (né le 15 juillet 1859)

·         Victorine-Augustine Lacroix (née le 16 mai 1869)

·         Henriette Augustine Delahaye (née le 10 septembre 1893 – décédée le 25 mars 1976 à Drancy)

L’histoire de mon grand-père Luppu (Louis)

Mon grand-père était commis boucher.
Il a failli être expulsé de France après une altercation avec la police.

Grâce à la notoriété de son frère, il a pu travailler dans l’usine Jacob-Delafon et éviter l’expulsion, mais sa vie familiale a été très compliquée.

De son union sont nés quatre enfants :

·         Georges (1921),

·         Suzanne — ma mère (1923),

·         Raymonde (1924),

·         Jean-Marcel-Lucien (1926).

En 1931, un jugement du tribunal de Corbeil lui a retiré officiellement la paternité.

 

 

 

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