dimanche 29 septembre 2024

38 - La vie continue (2024, 2025, 2026...)


                                                     

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 38 - La vie continue (2024, 2025, 2026...)

Voilà.

Pour terminer cette biographie de ma vie, je pourrais dire qu'elle aurait pu être encore plus triste, encore plus terrible. J'ai connu la perte de personnes parties beaucoup trop jeunes : mon fils, avant ses cinquante ans ; mon neveu Antony, à vingt-six ans ; et la fille de mon frère René, à quarante ans. Ce sont des blessures qui ne guérissent jamais complètement. Malgré ma naissance difficile et les souffrances de ma jeunesse, je me suis battu toute ma vie. Avec mon handicap, la dyslexie, chaque étape a demandé plus d'efforts que pour beaucoup d'autres. Mais j'ai avancé, obstacle après obstacle. D'abord, il y a eu mes parents, dont je n'ai jamais vraiment senti l'amour. Puis les filles, à l'adolescence. Il faut dire que j'ai toujours fait beaucoup plus jeune que mon âge. À quinze ans, j'en paraissais douze ou treize. Comment une fille aurait-elle pu voir autre chose qu'un gamin ?J'en ai pourtant connu quelques-unes, mais cela ne durait jamais. Puis un jour, enfin, une jeune Italienne s'est intéressée à moi. Mon cœur battait fort pour elle. Malheureusement, ses frères ne voyaient pas cette relation d'un bon œil. Par peur des ennuis, j'ai préféré m'éloigner. Quand je regarde en arrière, je vois une vie faite de combats silencieux, de renoncements, mais aussi de courage. Je ne pensais pas en avoir autant. Et même si tout n'est pas raconté ici, l'essentiel est là : j'ai tenu bon.

Un tournant

À la maison, l'ambiance n'était jamais joyeuse. Un jour, après un nouveau coup de ceinture de mon père, je l'ai menacé du poing. J'avais dix-sept ans. Il m'a répondu : Je voudrais bien voir ça. Après cet épisode, je me suis enfermé dans le silence pendant quatre ans. Un véritable mutisme. Je me suis coupé du monde. C'est finalement le service militaire qui m'a sauvé. Pour la première fois, je me retrouvais seul face à mes responsabilités. Il fallait tenir, comprendre, obéir et avancer. Là aussi, j'ai subi des moqueries et des brimades parce que je faisais plus jeune que mon âge. Même à dix-neuf ans, on me prenait pour un gamin. Un sergent-chef m'avait également pris en grippe. Mais j'ai tenu bon. Sans le savoir, j'étais en train d'apprendre à me débrouiller seul.

Après l'armée

À ma libération, par peur de la solitude, je me suis marié. Presque avec la première venue, pourrais-je dire aujourd'hui. C'était une jeune femme arrivée récemment de La Réunion, déjà mère d'un enfant. Ce mariage fut un échec. Quatre années difficiles, remplies d'incompréhensions, de tensions et de souffrances. Puis vint un divorce long, pénible et épuisant. J'en suis sorti fatigué, mais toujours debout.

Une autre rencontre

Par la suite, j'ai rencontré une femme magnifique et très intelligente. Elle avait déjà un fils, un garçon difficile et turbulent. La vie ne lui a malheureusement pas fait de cadeau non plus. Il est parti beaucoup trop jeune, à seulement vingt ans, dans des circonstances tragiques. Encore une fois, le destin me rappelait combien les liens que nous créons peuvent être accompagnés de douleurs immenses.

Enfin le bonheur

Puis est arrivée Patricia. Depuis cinquante et un ans, elle partage ma vie.Elle m'a apporté le bonheur, et ce bonheur est toujours là aujourd'hui. Il y a pourtant eu une ombre importante : sa mère. Entre elle et moi, il n'y a jamais eu de véritable entente. Beaucoup de tensions, beaucoup de souffrances et de disputes. Un jour, à bout de nerfs, épuisé par la fatigue, une rage de dents et des années de retenue, j'ai mis fin à cette relation. Notre dernière dispute fut violente. Trop de reproches, trop de non-dits. Ce qui m'a le plus peiné, c'est de voir ma femme assister à tout cela, impuissante. J'ai alors pris la décision de ne plus revoir ma belle-mère. Pas par méchanceté. Simplement pour me protéger et préserver ce qui compte le plus pour moi : ma femme.

Regard sur le monde

Depuis plusieurs années, l'évolution du monde m'inquiète profondément. Je vois revenir des mouvements extrémistes dans de nombreux pays et cela me fait peur pour l'avenir des démocraties. Je ne comprends pas comment certains peuples peuvent encore croire à des promesses qui finissent parfois par conduire à la haine, à la violence ou à la guerre. L'Histoire nous a pourtant montré où cela pouvait mener. Quand je regarde la guerre en Ukraine, je vois un peuple qui se bat pour sa liberté face à l'agression russe. En France aussi, je constate une montée des extrêmes et du populisme qui m'inquiète. Peut-être ai-je tort. Peut-être ai-je raison. Mais à mon âge, après avoir vu tant de choses, je ne peux m'empêcher d'être inquiet. Le monde me semble aujourd'hui plus instable qu'il ne l'a été depuis très longtemps. Les guerres ne servent qu'à une chose : faire souffrir les peuples et tuer des innocents. Et cela me bouleverse. Parfois je me dis : J'ai vécu depuis le 20 septembre 1945 jusqu'à aujourd'hui. Que pourrait-il encore m'arriver que je n'aie déjà connu ?

Puis une autre pensée me vient : Non. La vie, j'y tiens encore. Mon histoire n'est pas terminée.

Mon objectif est désormais simple : atteindre les 90 ans... et pourquoi pas les 100.

Moi, Lucien

Revenons maintenant au 20 septembre 2025, le jour de mes 80 ans. Un anniversaire un peu frustrant. Nous étions sur une péniche le long de la Marne, face à l'Île aux Loups, à Nogent-sur-Marne, je crois. Ma fille avait programmé ce jour-là un contrôle médical à Curie à cause de ses problèmes de santé. Merci ma puce. L'idée était bonne. Malheureusement, le temps ne l'était pas. Il pleuvait à verse. Je l'avoue : j'ai franchement fait la tête. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on fête ses 80 ans. Nous n'étions que trois. Pendant ce temps, ma belle-mère avait eu quelques mois plus tôt, pour ses quatre-vingt-dix ans, une grande fête familiale à laquelle je n'étais évidemment pas invité. Persona non grata.

L'année 2023-2024 a été un grand bouleversement pour ma fille et sa famille.

Ils ont vendu leur appartement de Vaires-sur-Marne et déménagé très rapidement vers le sud. Pour Patricia et moi, cela a été un changement difficile à accepter. Boris avait pris sa décision et tout le monde l'a suivie. Je suis certain que cette décision n'a pas été prise à la légère. Mais tout est allé très vite. Je me demande parfois comment ma fille a vécu ce départ, à Vaires, elle avait son activité, ses clientes, ses habitudes. Aujourd'hui, il doit lui manquer quelque chose. Lorsque nous sommes allés les voir, Boris nous a même laissé leur chambre. J'étais un peu gêné pour eux, mais cela nous a beaucoup touchés. Leur appartement est très beau. La région aussi. Nous avons découvert Palavas-les-Flots, La Grande-Motte, Aigues-Mortes, les étangs et Sète. C'est une très belle région. Mais pour être honnête, je ne m'y verrais pas vivre toute l'année. Et pourtant, après cinq jours passés là-bas, une chose est certaine : j'étais heureux de retrouver mon chez-moi.










La grande Motte

 






Palavas les Flos


Les hauteurs




Pays de Sete


Petit théatre


L'arc de triomphe le palais de justice




 Montpellier le parc et ses monuments

 

Lucien.

 Posé le 11 Juin2026

Voir cette partie très privé de ma vie

Juin 1976 à Juin 2026  50 ans ont passé 

Après oui je peu le dire c'est la femme de ma vie 


Nous trois. Ma femme 

et 

notre fille, qui aura 50 ans  le 11 mai 2027 





Que dire "merci" à ma femme Patricia de m'avoir supporté ces 50 années.     Bon nous avons euent des hauts et des bas, que nous avons su surmonté et dépassé car la vie de couple n'ait qu'un long fleuve tranquile, je reviendrais sur ça.

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