jeudi 28 septembre 2017

23-Je les avais aimés hommages à mes gd-mères mes tantes et oncles "Dédé et Suzanne" etc

Je les avais aimés 

Delahaye Henriette Augustine Née le 10 Septembre 1893
Décédée le 25 Mars 1975 à Drancy



A cinquante ans 
Au milieu  ma grand-mère


   Déjà petit je me souviens de sa douceur sa tendresse, sa gentillesse ses filles  et son fils Jean "rappelez-vous les punitions sur le manche de pioche" n'avaient malheureusement pas hérités ça de leur mère, mais certainement de leur grand-mère Victorine Lacroix, celle-ci m'avait-on raconté, était vraiment très méchante, pour preuve elle avait plantée dans la tête de sa petite fille "notre mère" une fourchette, après une colère, l'histoire donc c'était évident quelle ce répétait, puisque ma mère m'avait fracassé un sac de bouteilles sur ma tête, sonnantes et trébuchante.
  Revenons à ma grand-mère, j'adorais la voir faire en un tour de main ses fleures artificiels et bien d'autres choses comme la cuisine, des bons petits plats avec les légumes de son jardin et l'élevage des poules et des lapins, je suis certain, que le lourd secret qui m'entourait, elle le connaissait, bien que plane toujours un grand doute sur ce fait.
  Quel que soit l'endroit où elle se trouvait j'avais plaisir de la voir "Brie sur marne, le Creusot, la Courneuve, enfin Drancy.
  En 1975 elle était tombée gravement malade, elle avait souffert le martyre, jusqu'à ce 31 mai 1975, j'étais passé la voir pour lui annoncer ma belle histoire avec Patricia et prendre de ses nouvelles, mais la voyant dans cet état j'avais été très choqué, ma tante m'avait dit tu sais ta grand-mère ne va pas bien je crois que c'est la fin.
   La médecine du cancer était à ses balbutiements, 82 ans elle avait, il n'y avait plus rien à faire pour elle, alors pourquoi un médecin avait-il décidé de la faire transporter lamentablement, à la clinique privée du Blanc- Mesnil, proche de son domicile, en début de matinée, pourquoi lui infliger cette dernière souffrance, alors qu'elle hurlait laissez-moi mourir, ce triste passage avait marqué ma vie à jamais, je l'avais accompagné, avec ma tante mon oncle Joseph le mari de ma tante.
    Tout cela par ce qu'un médecin avait décidé qu'une perfusion, lui redonnerait la pêche, mais non c'était un nul, cette perfusion ce n'était qu'une question de fric.
   Ramenée à son domicile en début d'après midi et recouché elle s'était endormie, mais chaque fois réveillée par d'horribles vomissements avec des râles tout aussi horribles, ma tante et moi la maintenions pour qu'elle soit plus alaise pour se libérer, je suis resté à côté d'elle, elle me murmura des choses incompréhensibles et puis, je vais mourir, j'ai mal, j'ai mal, puis plus rien j'avais attendu quelque second, tata, tata, c'est fini elle est morte en pleurant, ma tante dans un premier temps ne m'avait pas crue, mais avait dû se rendre compte de l'évidence, j'avais perdu ma chère grand-mère, elle venait de perdre sa maman.
 Quelques mois auparavant ma grand-mère avait perdu son dernier compagnon, Charpentier Jean-marie  le pauvre n'avait plus aucune famille que faire de lui, à sa mort.
  Après un conseil de famille, ma tante, Joseph, Lulu, sa fille Bernadette, ma mère e t c ... avaient décidés pour le remercier des années de complicités avec la grand-mère, de prendre pour lui une concession sur 10 ans.
  Ma grand-mère n'avait pas étés enterrée avec lui, il était vraie, que ma grand-mère avait toujours étés considérée par lui comme sa bonne, un dur bonhomme pas un mauvais bougre, un ancien ingénieur minier, resistant de 39/44.


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Mémé la mère de notre père



   Une petite bonne femme fluette, très maigre, l'ancienne petite concierge du seizième arrondissement de Paris, qui vivait dans une minuscule  loge, était à bout de force, son fils et son petit fils Jean-Claude, l'avaient placés en maison de retraite, quelques années plutôt, avait-elle appris pour son fils, notre père décédé le 18 Octobre 1971, certainement déjà très affaiblie par la maladie elle n'avait donc pas survécus à l’annonce de la mort de son fils, elle est partie à son tour le 27 Octobre 1971, elle avait rejoint son fils et notre petite sœur Chantal, dans le caveau qu'avait pris les parents, après le D C de notre sœur.
   Le lendemain de la mort de mon père, j'avais reçu un coup de téléphone au boulot c'était mon frère Alain, enfin je crois, après plusieurs mois sans aucune nouvelle, puis toujours avec le souvenir de cette lettre bleue, "la rancune était tenace" je m'étais dit tiens après tout pourquoi pas lui rendre un hommage et le remercier de sa gentillesse, qui avait beaucoup marqué les différentes étapes de ma triste vie près de lui {je plaisante bien-sur}, allongé dans son cercueil les joues creuses blême, sur il avait souffert horriblement, un cancer du rectum avait eu raison de lui, il aurait pu être prolongé de quelques mois si parait-il, il avait accepté une dernière opération et la pose d'un anus artificiel et non la fierté ou la bêtise ou même tout simplement, marre de la vie.
Quoi qu'il en soit il avait laissé la mère avec trois jeunes enfants Dominique, 10 ans, Thierry, 8 ans et enfin Patrick 6 ans.

Rajouter 3 ans après cette photo
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Notre chère gendarme
 

   La mère avait géré tant bien que mal ses trois derniers, avec toujours là, l'aide de notre chère tante Raymonde, qui avait dans le même temps à gérer notre petite cousine Bernadette, qui était sur le point de mal tourner, à 15-16 ans elle n'était pas très farouche et multipliait les aventures sexuelles, même mes derniers frères c'étaient vantés d'avoir eu ses faveurs, je dois dire qu'avec un père en prison pour pédophilie et une mère un peu simplette "LULU", elle était souvent livrée à elle-même, alors les deux sœurs, de ma tante lui devait beaucoup pour son aide.
   Notre tante travaillait au tri postale avec son mari Joseph, je ne sais pas où il c'étaient rencontrés c'est deux là, nous nous étions toujours demandé ce qui avait pu les rapprocher, l'âge avancé de chacun, peu-être où la peur de se retrouver seul surement, Joseph n'avais jamais quitté sa mère jusqu'à sa mort       Sous Franco toute la famille de Joseph avait fuit la guerre d’Espagne, il avait passé son adolescence dans le sud de la France, bien avant sa rencontre à plus de cinquante ans, avec notre tante qui était sans aucun doute, à son tour devenue une nouvelle mère pour lui, en tout cas il l'avait toujours suivi dans ses dévotions pour notre grand-mère, également  ses neveux et nièce ils avaient d'ailleurs, tout deux pratiquement adoptés Bernadette comme leur fille, au moins jusqu'à ce qu'elle rencontre son premier mari et la naissance à dix-sept ans de sa fille.
   Notre tante avait un don rare, {Au 16 ème siècle serait apparue la formule "le roi te touche, Dieu te soigne et te guérit"} elle arrivait avec l’apposition de ses mains sur des personnes souffrantes de maux divers, à les soulager, les guérir peu être pas, chaque fois en tout cas quelle avait fait un soin disait elle, sa santé en prenait un grand coup, son professeur de théologie qui avait découvert son don l'avait prévenu, malheureusement après avoir pris sa retraite de la poste elle n'eut que peu de temps pour en profiter, les soins de son mentors et ami le prof, n'avait  rien put faire contre un vilain cancer généralisé, dans un temps record, le mal était partout.
   A son tour elle allait mourir elle le savait, alors la veille elle avait souhaité nous rencontrer, enfin principalement ceux avec qui elle avait partagé des moments particuliers, Bernadette, René, Jacques, Alain, forcement moi et les trois derniers frères, (elle va mourir notre tata) allongé là toute petite cette femme de caractère n'était plus rien qu'un corps, qui attendait son châtiment céleste.
   Pour cet instant elle nous avait apparu très digne elle faisait même des projets pour  chacun de nous.
A l'approche de la mort, certaines personnes ne réagissent plus à rien pendant quelques jours.
Cette période d'inactivité quasi totale peu favorisé le repos de l'organisme, de sorte que le où la malade pourrait se réveiller en ayant suffisamment d'énergie pour réagir.
On parle alors d'un petit reste d'énergie, suffisamment important comparativement  à l'état précédent du patient, ce qui pourrait sembler comme une amélioration remarquable.
La personne comme notre tante dans mon recit, avait interagir et dérouter ceux qui la soignaient, voir même nous la famille, c'est ce que nous avions compris, alors que nous venions pour assister ses derniers instants, d'ailleurs cette période ne fut pas très longue, sa mort était survenue dans la nuit, elle avait dû se dire voilà maintenant que je l'ai est rencontrés, je peux partir.



  Beaucoup de monde pour notre tante dans cette église de Drancy 93, après une cérémonie très sobre, direction le cimetière le tonton inconsolable était monté dans le mini bus avec le cercueil, après fin de l'enterrement, avec mon oncle et ma marraine "les Mathieu" nous avions été nous recueillir sur la tombe de la grand-mère un peu plus loin de celle de la sœur, notre tante après les promesses de se revoir nous avons raccompagné, le tonton avec Bernadette qui avait pris l'engagement de s'en occuper.  

Alain et ses derniers mois avant le trépas bientôt ici... 

3 commentaires:

  1. Le cancer c'est vraiment une saloperie...

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  2. Au fils de mes articles et de mes souvenirs j'ai positionné cette page en vingt-quatrième position, c'était aussi pour rendre hommage à mon très cher frère Alain et surtout dénoncer mes autres *soit-disant frères* de n'avoir pas trouvé le temps de venir à ses tristes obseque, Alain était le meilleur de nous tous il avait souffert {comme moi d’ailleurs} du manque d'affection de nos parents...

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  3. Cette fameuse lettre bleue si on me le demande je la poserai ici même

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