mardi 10 octobre 2017

11-Denise "ou la peur de la solitude" 5 octobre 1966 arrivée de Didier

1966 à 1970 Denise

Rencontres qui va bousculer ma vie, Denise une Réunionnaise et sa fille Ghislaine née le 10 Décembre 1963, présentation aux parents qui avaient souhaité connaître leur {première petite fille, en tout cas pour notre mère}.
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Et voilà dans la vie ils y des rencontres que l'on ne devrais jamais faire, pourtant je commençais de bien organiser ma vie de jeune homme, travail, sorties ETC, mais la solitude commençait vraiment à me peser et j'avoue qu'avec ma copine de Châteauroux depuis ma libération du service militaire ce n'était plus pareil, le train, l'hôtel, me coûtaient beaucoup trop, pour la voir en plus que quelques heures seulement, ses parents étaient très gentils, mais ils la décourageaient en lui disant, tu sais les rencontres avec des militaires, ils avaient sans doute raisons.
Alors Denise ce n'était pas de l'amour, je l'aimais bien disons, mais cherchait-elle un père pour sa fille sans aucun doute, tandis que moi c'était plutôt une certaine stabilité, avec six ans de plus que moi, je m'étais dit elle m'apportera surement cette stabilité que j'espérais. 
Je l'avais rencontré au chalet du lac, Francky lui avait la même cavalière depuis plusieurs semaines alors j'en avais un peu marre de tenir la chandelle, quand j'avais de la chance, de finir la nuit avec une partenaire d'un soir "vous savez le petit plus si affinité"
Le petit plus, c'était terminé en grand plus avec Denise, elle ne m'avait  pas parlé de sa fille de suite, mais deux ou trois semaines après, alors que je voulais casser en pleure elle m'avait raconté comment elle avait étés abusée en 1963 à Madagascar, pendant son escale dans un petit hôtel, avant d'embarquer vers la métropole.
Elle avait porté plainte  l'homme en question n'en était pas à sa première victime, il était soit disant marchand de tapis, confirmés par les gendarmes, à cette période les femmes violés n'avaient pas de suivies médicale, avant cette horrible histoire,  jamais un homme n'avait eu ses faveurs, alors à son arrivée en métropole "la France"elle n'aurait jamais pensé être prise, être enceinte de ce  monstre. 
Train, métro, arrivée à Malakoff chez sa mère qui lui avait trouvé un travail de vendeuse, peu de temps après elle avait révélée son état, dont elle fut la première surprise de cette grossesse indésirable.
A la naissance de Ghislaine on lui avait proposé d'accoucher sous X, sans réfléchir elle dit non, elle voulait élever sa fille.
Elle du trouver une solution d'hébergement, alors elle avait été acceptée dans une maison de femmes mères célibataires, quelques semaines après son accouchement. 
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  Elle ne m'en dit pas plus, mais après son récit  j'ai eu beaucoup de compassion pour elle son histoire m'avait très attristé, sa fille est née à Fontenay aux roses 92. Dans un premier temps je l'avais laissée partir, après lui avoir dit que je ne savais pas si j'étais près pour être père et adopter sa fille, des larmes encore je ne supporte pas  les larmes, alors sans réfléchir je les rattrapée et lui est dit si ta fille m'accepte je suis d'accord pour aller plus loin avec vous deux. 
  J'avais encore une chance de reculer, surtout si j'avais su le reste de cette histoire, il est écrit que chacun va vers son destin, j'avoue aujourd'hui que si je l'avais laissé partir sans lui courir après, je vous écrirais une autre histoire.
  J'étais jeune un peu perdu, personne pour me dire où j'allais, certainement faire une grosse bêtise et oui bon.
Nous sommes retrouvés le lendemain pour mieux se connaître avait-elle souhaitée, une amie de la pension avait bien voulue garder sa fille.
  Pour commencer la soirée nous nous sommes retrouvés dans un petit restaurant, pas trop chère après avoir parlé longuement de notre passé et notre devenir,  première nuit ensemble dans un petit hôtel, qui fut quelque peu perturbé par le débarquement des anglais  {expression pour dire qu'elle avait ses règles tout simplement} ce fut une première pour moi, pour elle aussi d'ailleurs m'avait-elle dit c'était pas mal, je vous passe les détails quand même (non mais)...
  Après plusieurs rencontres, nous avions décidés de nous mettre ensemble, nous avions trouvé un petit F 46, rue Rodier Paris 9 éme, je travaillais dans 17 éme, elle dans le     20 éme chez Thomson C F S, elle était dans la reprographie elle aussi (c'est drôle non le hasard) sa mère gardait Ghislaine la semaine, elle était avec nous en fin de semaine.
  Les parents avaient appris notre liaison, je ne les avais pas revus depuis mon départ du service militaire, la rancune était tenace il fut décidé d'un commun accord de ne pas parler du passé, c'était la seule condition pour venir chez eux.
  Mais arrivée chez mes parents tiré a quatre épingle, ce ne fut pas du gout de ma mère, qui me fit le reproche d'être trop bien habillé, alors je lui est dit que les Weachters à la fin de mon service militaire m'avaient rhabillé complètement de la tête au pied, Denise pour clore le débat mal partie, dit gentiment moi je l'aime bien comme il est là et de rajouter quand je l'ai connu il était tristement habillé, je ne sais pas qui lui achetait ses vêtements, la mère s'empressa de dire c'est lui, pourtant vous ne lui laissiez pas grand-chose sur sa paye, alors je comprends mieux rétorqua Denise.
La discussion fut close par ma tante Raymonde, qui dit sèchement<bon ça suffit> parlons d'autre chose, c'est la qu'a commencé l'inquisition, alors...
Sur la photo ci-dessus à droite Malou (ou Marie-Louise) la femme de Jean-Claude mon demi frère leur fils Jean-Michel, Denise Ghislaine moi.
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Ce jour la commença un gros mensonge, je n'ai jamais voulu avouer par peur ou par lâcheté, que Ghislaine n'était pas ma fille, avec la complicité de sa mère Denise, nous nous étions concerté et mis d'accord sur le scénario le plus plausible possible.
Nous devions raconter que nous nous étions rencontrés dans une soirée, fin 1962 date qui correspondait avec les quelques aventures sans lendemains que j'avais eu et son viole.
Nous nous serions donc rencontrés à l'occasion  d'un radio crochet, au petit cochon de lait à Créteil 94 dans cette boite de chanteur en herbe.
Seul ma tante Raymonde n'avait pas avalé le poisson, je ne le sus que bien plus tard (j'en parlerai plus loin).
Denise et moi commencions à organiser notre vie de couple, la petite était gardée soit par sa mère ou une voisine,  j'avoue que pour elle ce n'était pas drôle, mais travaillant tous les deux et qu'entre nous, toute allait pas trop mal, alors oui le mariage était la conclusion.
En raison de nos petits de revenu nous avions limité les invitations à mes plus proches Parents.
Je ne me souviens plus pourquoi personne de sa famille n'avait répondu à son invitation, elle ne semblait pas mal avec pourtant, c'est comme ça…
Il y avait donc eux à notre mariage mon demi frère Jean-Claude et sa femme Malou ( Marie Louise) les Mathieu mon Oncle et ma Marraine, le Waechter avec les deux filles à Suzanne,
La grande Annie venait de se marier avec un militaire et vivait à Salon de Provence, mon premier patron d'industria nous avait fait le plaisir de venir aux deux cérémonies merci monsieur Bodart, voilà le début de jeune mariés 
Acte de mariage 15 Décembre 1966

Premier mariage 

  A gauche ma marraine Geneviève, Devant la petite Annie Monfirmé, 
Derrière André Waechter, devant que l'on vois a peine Suzanne Monfirmé qui est devenue Waechter, Moi Lucien ma première épouse Denise, derrière mon oncle Mathieu André enfin à droite Evelyne Monfirmé.
Au fond mon demi frère Jean-Claude

La vie continue les difficultés aussi

  Après nos congés de jeunes mariés, retour au travail en janvier 1967, nous avions fait à notre travail une demande logement avec le un % patronal, nous avons obtenue une HLM par Thomson le travail de Denise, un logement était prévu pour nous à Gagny dans le 93, le F2 du 46 rue Rodier devenait vraiment trop petit, emménagement courant mars 1967 ouf car Denise attendait un enfant, heureux future papa.
Pas de vacances en 1967 mais l'aménagement de notre logement, beaucoup de dépense nous n'avions rien heureusement le logement était neuf, un petit crédit pour les meubles et l'aménagement, vaisselles ETC.

Arriva vite l'heure du nouveau venu, la veille du 5 octobre 1967 première douleurs, la perte des eaux le matin, un voisin nous emmena à la clinique, 10 heures rien, 11 heures sa voisine qui hurlait de douleurs et elle qui reprenait je vous dit pas le concert poussé respiré etc vous connaissez la chanson  enfin à onze heures 35 minutes Didier est arrivée ouf ...
trois jours après retour 2, Rue content à Gagny avec le bébé.
 
Didier 
Les couches en coton le boulot pour les laver le stérilisateur une bassine et sa bouillait, malgré tout je suis sur que ça revenait moins cher, que le tout prés d'aujourd'hui enfin bon.
Aout 68 première vacances camping près de Meaux, en train avec le barda.
  Didier devait avoir dix mois moi j'étais déjà très  soucieux par les difficultés 
Didier avec Ghislaine 2 ans et 5 ans vacance chez des amies.
En faite lui à l'armée était mon sergent noue nous étions retrouvé à Gagny, avec sa prime de retraite ils ont acheté un logement dans une copropriété tout près de chez nous , le monde est petit.

En famille Juillet ou Août 1968

Pas très génial ce retour avec les parents et les derniers petits frangins, moi je ne le souhaitais pas, partir avec eux, mais Denise m'avait mis la pression   j'avais appris bien plus tard qu'elle avait un faible pour Raymond enfin bon passons.
René venait d'avoir son permis comment ! ! ! Tout le monde c'étaient posés la question, car il ne savait pas bien lire et écrire à 23 ans, mais bien-sur comme Alain et Raymond ce sont les parents, qui avaient payé, le permis coûtait moins cher, que de nos jours.
Moi, il m'avait fallu attendre pour le passer des jours meilleurs.

Ghislaine 6 Ans et Didier 3ans
Derrière la 404 de René un gouffre d'essence parait-il.


  Ceci-dit c'est donc René qui nous avait servi de chauffeur, en contre partie nous l'hébergions dans notre location gratuitement, logé nourri blanchi il n'avait que l'essence à payer pour sa 404 Peugeot un peu gourmande, mais un accord est un accord nous n'avons pas pu revenir dessus notre budget était trop juste.
Nous avions trouvé aux parents pas loin de chez nous une petite location un peu rustique                                                
(tout le monde dans le Doubs Jura)
Nous près de se village les parents

Les Hôpitaux vieux ou neuf je ne me souviens plus, en tout cas dans une location Rustique, mais très propre dans ce style régional, les parents avaient dit, René s'ils ne  veulent  pas payer ton essence vient avec nous il y a de la place.
Nouvelle vacherie de mes Parents moi qui avait mis de l'eau dans mon vin comme l'on dit.
Alors, plus de chauffeur nous avons fait nos valises, les fermiers qui nous louaient étaient des gens vraiment sympathiques et compréhensible ils nous avaient  conduit à la gare de Pontarlier et nous sommes revenus sur Gagny, nous n'avons plus revu les parents, pendant longtemps.
Quelques mois plu-tard mariage de René, nous avons refusé l'invitation nous n'y somme pas allez, après ce triste événement.

Mariage de René, baptême de Marie-Laure sa première fille

 Baptême première fille de René
 Baptême première fille de René je pense en 1970

En bas à gauche ma soeur Danielle, Malou, Jean-Claude, Dominique, derrière la femme à René dans le landau Marie-Laure, à côté Jean-Michel, je ne reconnait pas les autres à droite.
Ne nous cherché pas nous avions refusé l'invitation, une hypocrisie.
Arrivée chez Dorel le 30 Janvier 1967

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La gélatinographie voir *ici*


J'avais été voir mon patron monsieur Bodart dans l'espoir d'avoir une petite rallonge de salaire, elle m'avait été accepté, mais tellement minime qu'avec les difficultés qui persistaient et devenaient de plus en plus importante, plus qu'une solution chercher ailleurs une autre entreprise qui faisait de la gélatine.
J'avais alors réussi à me faire embaucher chez Dorel l'inventeur de plusieurs procédés entre autre  la gélatinographie, j'avais  été pris avec un meilleur salaire, que chez Industria.
Seulement voilà que malheureusement Denise avait perdu son emploi et donc décida de garder des enfants avec les nôtres, rien n'y faisais alors notre couple commençait à battre de l'aile dispute sur dispute, je n'en pouvais plus.
J'ai résisté encore deux ans, jusqu'en 1970 et un jour comme un lâche, j'ai quitté le domicile après une très grosse dispute, j'ai fait une valise de tout ce que j'ai pus et malgré ses pardons ses excuses je lui dis non, tu as dépassé les bornes, elle avait dit à Ghislaine c'est de ta faute tout ça, ta gâché ma vie, elle ne comprenait pas la pauvre, à presque sept ans elle faisait encore pipi au lit, le docteur disait qu'elle avait dû être traumatisé par quelque chose peut-être la naissance de son petit frère, Denise portait certainement plus d'attention à Didier qu'à Ghislaine, moi j'aurais voulu quelle reprenne un vrai travail, nous aurions eu moins de difficulté, enfin bon, Ghislaine avait des problèmes aux yeux, un jour elle avait confondu le feu vert à la place d'un rouge à un passage pour piétons et c'était fait renversé, heureusement rien de grave, alors si nous avions travaillés à deux nous aurions pus faire mieux, sans aucun doute. 
J'avais rencontré Evelyne dans le métro et je ne voulais pas rater cette nouvelle histoire contre une qui était foutue, alors elle m'avait ouvert les bras ce jour-là, je dirais même, pas que les bras.
Je lisais debout l'exorciste elle aussi alors cela nous avait rapproché surtout quand on vivait tous les deux une horreur, ma femme qui me pourrissait la vie et elle qui avait surpris son mari au lit avec un ami, elle l'avait foutu dehors avec son amant, découvrir son mari Homo à cette époque la honte.
Quelques jours après notre rencontre nous avons été voir ce film culte du moment ensemble.

La suite*ici*

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